Le Ribéracois

Le Ribéracois s'étend sur des sols propices à la culture céréalière formant de grandes entités homogènes. Ce pays au relief doux délimité par les remarquables vallées de la Lizonne et de la Dronne offre des espaces valorisés au mieux par l'agriculture. La nature riche et diversifiée de cette région nous incite à la promenade et à la découverte en toutes saisons. Elle nous réserve chaque jour de nouvelles surprises ; il suffit d'ouvrir les yeux...

Dans le Ribéracois se trouve le grenier à céréales de la Dordogne, mais ces plateaux céréaliers n'empêchent pas le naturaliste d'observer des raretés. Durant les mois de Juillet et Août de très jolies fleurs annuelles, comme le miroir de Vénus avec ses étoiles d'un bleu violacé et aussi la Nigelle des champs, s'installent sur les champs en jachère. Avec des pétales bleu-grisâtre la fleur de la Nigelle est plutôt palotte, mais ses fruits sont remarquables par le son de crécelle qu'ils produisent si on s'amuse à en agiter les petites boules surmontées d'une couronne de pointes.

L'oedicnème criard.

Les gens du pays l'appellent "Courlis de terre" en raison de l'appel flûté qu'il lance les nuits de printemps. Ce bel échassier reste méconnu car son activité est essentiellement nocturne, comme en témoignent ses gros yeux jaunes. Les plaines du Ribéracois demeurent son seul site de reproduction en Aquitaine.

 

L'outarde canepetière

Mondialement menacée, l'outarde était encore fréquente il y a peu de temps en Dordogne. Les champs de colza et de petits pois du Ribéracois constituent l'ultime lieu de nidification en Aquitaine de cet élégant oiseau, aussi discret que majestueux. Rares sont ceux qui peuvent aujourd'hui entendre le cri rudimentaire qui lui a valu le surnom de canepetière.

 

Les coteaux calcaires représentent un milieu caractéristique du Ribéracois, qu'il s'agisse de vastes ensembles comme ceux allant de Saint Victor à Paussac, le long de la Dronne, ou d'autres vallonnements plus réduits. Ces pentes asséchées par une bonne exposition au soleil acceuillent une faune et une flore remarquables.

L'Ascalaphe

Mi-papillon mi-libellule, cet insecte étrange aime se prélasser au soleil sur la végétation rase des pelouses sèches. Comme les libellules, c'est un redoutable chasseur qui attrape en vol de petits insectes.

Le Flambé

Ce magnifique papillon se rencontre occasionnellement un peu partout, mais la chaleur des côteaux calcaires l'attire plus particulièrement. De plus en plus rare, il est protégé dans certains pays d'Europe.

Les plateaux secs calcaires présentent une végétation plus particulière. C'est surtout au mois d'Avril et de Mai que nous trouvons ici entre les genévriers, beaucoup de bijoux qui attirent les botanistes des régions voisines. Il y a les coussins bleus ou roses des Polygala des sols calcaires et les bouquets de boutons bleus de la Globulaire commune qui indiquent l'habitat préféré de beaucoup de nos orchidées. L'Ophrys araignée est une des premières, suivie d'autres ophrys : l'abeille, la mouche, la jaune, mais aussi de différentes Orchis : le pourpre, le brûlé... Vous pouvez observer facilement la diversité de ces espèces au jardin de Limodore.

 

Nombreuses aux abords de la Dronne, de la Belle ou de la Nizonne, les prairies humides sont particulièrement riches. Les prés humides recèlent une flore assez familière. Au début du printemps, avec un peu de chance, on peut y trouver les Fritillaires pintades avec des fleurs en cloche, rose foncé, et damée comme un échiquier.

Plus tard dans la saison, les Lychnis fleurs de coucous ( ne pas confondre avec le coucou jaune ) transforment les prés en une mer d'écume rose.

Aux bords des rivières, c'est l'Iris faux-acore qui attire nos yeux avec ses fleurs jaune doré. Sans ses fleurs, la plante est souvent confondue avec le vrai acore, une plante médicinale.

Le Martin pêcheur

Il fréquente toutes les zones humides du Ribéracois. On pourrait le surnommer "l'éclair bleu des cours d'eau". A peine a-t-on perçu son cri d'alarme que l'oiseau est déjà loin, mais il suffit de se poster près d'un point d'eau et de s'armer de patience pour observer tout à loisir son va et vient incessant.

Les tourbières

Parmi les quelques tourbières alcalines du Ribéracois, celles de Vendoire sont les plus riches. Ce milieu naturel unique témoigne aussi de l'histoire de l'homme.

L'azuré de la sanguisorbe

Petit papillon bleu aux moeurs exceptionnelles, l'azuré de la sanguisorbe vit en symbiose avec une espèce de fourmi. Après la ponte sur la fleur de la sanguisorbe, les chenilles sont prélevées et élevées par des fourmis. Vendoire constitue en France un des derniers lieux de reproduction de ce papillon protégé.

La cordulie

De toutes les libellules de Vendoire, la cordulie est l'une des plus rares. Menacée partout en France par la disparition des zones humides, elle est protégée et enchante toujours les visiteurs des tourbières.


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